Je m'aperçois que j'ai oublié de me décrire: je lis beaucoup de livres en soulignant les phrases qui me plaisent (comme tous les autodidactes)(c'est pourquoi les personnes les plus cultivées sont souvent des autodidactes: elles révisent toute leur vie l'examen qu'elles n'ont jamais passé).
J'ai deux stupides carnets: le premier que j'ai tout le temps sur moi, que personne ne lira jamais, dès que je pense à quelque chose qui me pèse, ou dont je veux me souvenir, je le note , et le développe ensuite sur le second, une sorte de foure-tout où j'écris toutes sortes de textes, des trucs qui me passent par la tête, du genre ce que je suis entrain d'écrire.
Je me prend pour une grande écrivaine (oui car maintenant les professions ont leur féminin), en essayant de trouver de jolies tournures pour meubler ma feuille blanche, des sortes de pensées philosophiques, pour donner l'illusion que je suis une personne cultivée et instruite, alors que je ne suis même pas capable d'assurer mon avenir.
J'essaie de me persuader que je ne suis pas comme les autres, pourtant, on est tous pareils. Je me dit que je n'ai vraiment pas de chance, avec les "problèmes" que j'ai depuis le début de cette année débile qu'on dit la meilleure de sa vie. Je pensais que ça n'arrivait qu'a moi; mais non, c'est tout le monde pareil, seulement pas de la même manière. Et puis estime toi heureuse petite conne, il y a des enfants qui meurent de faim là-bas.
Je m'estimais mature et responsable, capable de résoudre mes problèmes, par n'importe quel moyen, je m'en sortais toujours. Tout ceci s'est également écroulé en 2 semaines et 3 jours. Tout me semble hors de portée.
Je croyais également au coup de foudre. Cette personne dont tu croise le regard, dans la rue, dans le tram, dans le bus, dans le métro, au bahut, n'importe où. Tu crois que c'est lui le bon, c'est sur, ça sera parfait. Enfait tu ne lui a jamais parlé de l'année, tu crois qu'il te regarde, alors que c'est la fille derrière toi, bien mieux que toi. Pendant tout ce temps tu as espéré qu'il te chope au détour d'un couloir. Ce moment n'est jamais venu et ne viendra jamais. Tout est fini maintenant. Le bonheur n'existe pas, mets-toi bien ça dans le crane petiote.
J'ai peu d'amis. J'ai du mal à trouver des personnes qui me correspondent vraiment, qui savent vraiment qui je suis, sans écouter ces préjugès sans fondements et qui sortent de nul part. Suis-je difficile ?
C'est vrai je pourrais garder ce masque social éternellement et continuer à me mentir à moi-même.
J'écoute beaucoup de musique, celle qui me permet de penser. Mais il m'arrive de ne plus rien vouloir écouter, je ne trouve plus rien qui me plait et j'ai envie de tout casser, je ne trouve plus rien qui me plait, c'est très frustrant je dois dire. Je m'essaye de temps en temps à la photo. J'aime bien, je pensais avoir un certain talent, mais comme tout le reste;non.
J'aime mes cheveux, mes yeux aussi.
Je pourrais vous parler de mes parents. Mais comme tout ce que je fais, ce texte est fini à moitié.
Je suis perdue.